L’Autre regard s’expose à Rians

L'Autre Regard s'expose à Rians chez Graines de parents

L’Autre Regard continue son voyage à travers les expositions.

Se plonger dans le regard de ces enfants et jeunes adultes dit « différents », parler du handicap, de ce qui n’est pas pareil mais aussi de ce qui l’est. Lancer les sujets sur ce qui ne se voit parfois pas, sur ce qui est caché. Permettre de poser des questions, des mots. Partager autour de l’exposition, et faire vivre un lieu et un sujet !

L'exposition chiffrée

L’association Graines de parents à Rians souhaitait exposer le projet l’Autre regard pour sensibiliser sur le sujet du handicap. Après différents échanges autour de ce projet, l’exposition au final sur 3 lieux distincts.

Le café des parents à Rians, où 6 classes du CE1 au CM2 sont venus découvrir et échanger, ainsi que 6 résidents de l’Ehpad.

Le Collège de Barjols où des  ateliers autour du handicap ont été mis en place par les animateurs du service jeunesse de la communauté de communes Provence Verdon

Le service Jeunesse et citoyenneté de Varages lors des vacances scolaires.

Ces 3 lieux emblématiques ont permis de toucher un public varié et de créer des espaces de paroles sécurisés et très puissants.

Retours d'expériences

Parce qu’une photo est bien plus qu’une image, elle permet d’ouvrir un espace de partages et d’échanges. C’est ainsi que lors de ces rendez-vous pédagogiques autour de l’exposition photographique l’Autre Regard, des paroles d’enfants se sont libérées. Sur leur histoire personnelle, pour pouvoir la partager avec les autres enfants (ce qui n’avait pas encore été le cas jusqu’alors), sur leurs peurs, leurs incompréhensions, sur leur questionnements. Des sourires aussi, et des blagues ont émergé, des constats du genre « tiens ils jouent au ballon aussi, comme nous dans la cour… ils ont aussi des récré, trop bien ! »

Ce qui est ressorti aussi, c’est que le soir, les enfants ont souvent partagé leur expérience de la journée avec leurs parents, et donc un nouvel échange autour du handicap a pu avoir lieu dans la cellule familiale.

L’idée n’est pas de banaliser, mais de pouvoir en parler simplement,  que ce soit une discussion facile, et qu’ainsi, chacun puisse se reconnaitre, poser des questions et se sentir à l’aise.  L’idée aussi est de faire baisser la peur de l’inconnu, puisque la crainte de la différence s’amenuise si on a des connaissances, si on sait un peu de quoi il est question… Ainsi tout le monde est rassuré finalement dans la rencontre avec l’Autre !

Le vernissage - Un moment d'échanges

La magie des vernissages, encore plus dans un lieu tel que le café des parents à Rians. Des choses à grignoter et à boire, de la convivialité, des rires, des scènes de vie, des enfants qui jouent, des adultes qui parlent de tout et de rien, et bien sur de handicap.

Ce soir là j’ai eu la joie de rencontrer plusieurs familles, qui m’ont partagé leur expérience de vie, leurs difficultés au quotidien, le poids du regard, encore plus quand le handicap est invisible… J’ai aussi eu beaucoup de remerciements, d’en parler et de révéler la lumière de ces enfants dits différents, et qui ont tellement de puissance dans leur regard.

Une photo est bien plus qu'une image

Je remercie toutes les personnes et collectivités qui permettent que ce projet continue et se développe. En parler permet de lever beaucoup de peurs, et vient valoriser des personnes souvent mises à l’écart de part leurs différences.

L’exposition continue son voyage et s’expose en décembre à la galerie Henri Savio au centre hospitalier Henri Guérin à Pierrefeu du Var

Des masqués… 2 ans

Des masqués - un projet comme un devoir de mémoire

Il y a quelques jours nous avons « fêté » les 2 ans de l’annonce du premier confinement. Nos maisons se ferment, s’enferment pour se protéger.

Le masque peu à peu devient LE sujet. Un jour indispensable, puis inutile, essentiel, dangereux, salvateur, chirurgical, tissu, jusqu’à devenir obligatoire…

Porter un masque pour protéger les autres du danger que nous sommes peut-être… Voir mes enfants porter ce masque pour protéger les autres, et voir les autres enfants porter un masque pour nous protéger nous…

J’avoue je ne comprends pas, je souffre de cette vision. J’ai pleuré souvent en croisant des groupes de personnes masqués, ne plus voir les sourires, les mimiques. J’avoue ce masque ne me parle pas. Je ne parlerais pas de son efficacité ou non, je n’en ai pas les compétences. J’ai mon opinion, qui n’est que la mienne. Ce que je souhaitais comprendre, intégrer, c’était ce que cela renvoyait aux personnes, à tous ces anonymes, qui le subissent ou non.

C’est ainsi que le projet est né, comme une envie de laisser un témoignage de cette période, pas encore révolue. Comme un devoir de mémoire…

Je vous laisse découvrir la naissance du projet ici

Un livre qui se découvre...

Tourner les pages, découvrir les témoignages. Parfois pour, parfois contre, parfois neutre, des ressentis, des objections, des validations… Juste des mots posés sur cette période. Des larmes parfois ont coulé, et des sourires ont émergé. Un temps d’avant qui ne reviendra pas, un nouveau paradigme, qui induit de se réinventer, et de trouver de nouvelles manières de ce rencontrer.

Offrez vous, offrez leur une mémoire.

Ce livre a été concu et fabriqué en France, et en grande partie sur Aix en provence et Marseille.

N’hésitez pas à commander votre exemplaire.

1€ par exemplaire a été reversé à l’association les papillons